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Ultimate Jet #72

DESIGN I 36 But this

DESIGN I 36 But this step, which was also a technical feat (and physical during masking), alone required several hours of millimeter adjustments in order to play in trompe-l’oeil with the fuselage curves so that none of the three shades does dominate the set. This work on the colors was demanding, as was the livery design: «In order to affirm the Dassault lineage, I diverted the movement characteristic of the aircraft manufacturer’s official livery on the Falcon range to that the aircraft has a certain momentum. This approach complicated the implementation of the long dark gray curve that runs throughout the fuselage because it was done by hand and without stencil. It was through patience and observation that I found the right dosage so that the curve naturally tapered towards the front cone and narrowed to the extreme.»The same technique was used on the winglets, «which despite their very complex shapes were easier to hide thanks to their human size», concludes Didier Wolff. In addition to applying the paint and finishing work, Didier Wolff would also like to salute the performance of the teams at the painting workshop, who carried out «an exceptional work of preparation especially by sanding each layer in order to smooth out the staircase effect». Hardly visible at first sight and with no notable impact on aerodynamics, this effect which is however noticeable to the touch, has been completely annihilated by successive sanding and buffing, giving the aircraft an extremely smooth finish whatever the painted areas. Eleventh french republican calendar month This livery was developed in a few months using 3D software during the summer of 2019. After a stay for scheduled maintenance at Dassault Falcon Service (DFS) at Le Bourget airport, the Falcon 900EX joined the Satys paint shops close to DFS. The painting job having taken place during the summer, Didier Wolff had the idea of baptizing his livery «Thermidor», in reference to the eleventh month of the French republican calendar, which ran from July 19 to August 17. The scorching summer of 2019 was an additional constraint, forcing the painters to adapt their planning daily. «The chemical reaction of paints and varnishes at high temperatures required working at night or very early in the morning when the air was coolest» explains Didier Wolff who admits «to have been fortunate to be assisted by teams listening to him». It is true that the prestigious nature of this complex project has stimulated and valued the recognized competence of the contributors, DFS for maintenance, Satys for painting and Jet Eval, the aircraft manager acting on behalf of the owner. According to the artist «All have greatly contributed to surpassing current standards and highlighted a know-how often abandoned today in favor of a certain yield». On this project «even the hidden or barely visible parts of the aircraft have been particularly cared for» insists Didier Wolff. In total, the Thermidor project has required approximately 2,600 work hours and more than 300 liters of paint and varnish have been used. This unique experience also allowed the designer, for the first time in his career, he said, to be invited to fly aboard the plane «customized» by himself, to go and attend the reception of the aircraft by Olivier Dassault. «It was an intense and exceptional moment to observe the reaction of the owner discovering for the first time the exterior decoration of his aircraft.» In addition to this unforgettable moment, the Thermidor concept has also allowed the founder of Happy Design Studio to be admitted to the very closed community of «Peintres de l’Air» (Air painters). This is the first time in its history that this prestigious French Air Force institution welcomes a designer. n

Mais cette étape, qui a d’ailleurs été une prouesse technique (et physique lors du masquage), a demandé à elle seule plusieurs heures d’ajustements millimétriques afin de jouer en trompe-l’œil avec les courbures du fuselage pour qu’aucune de ces trois teintes ne domine l’ensemble. Ce travail sur les couleurs a été exigeant, comme l’a été la conception du dessin de la livrée : « Afin d’affirmer la filiation Dassault, j’ai détourné le mouvement caractéristique des livrées officielles de l’avionneur pour sa gamme Falcon afin que l’appareil ait un certain élan. Cette démarche a compliqué la mise en œuvre de la longue courbe gris foncé qui parcourt tout le fuselage car elle a été réalisée à la main et sans pochoir. C’est à force de patience et d’observation que j’ai trouvé le bon dosage pour que la courbe s’effile naturellement vers le cône avant et s’affine jusqu’à l’extrême ». La même technique a été utilisée sur les ailettes marginales (winglets), « qui malgré leurs formes très complexes ont été plus simples à masquer grâce à leur dimension de taille humaine », conclut Didier Wolff. Outre l’application de la peinture et le travail de finition, Didier Wolff tient aussi à saluer la performance des équipes du centre de peinture qui ont réalisé « un travail exceptionnel de préparation au niveau du ponçage de chaque couche afin d’aplanir l’effet escalier ». Peu visible au premier abord et sans incidence notable sur l’aérodynamique, cet effet, perceptible au toucher, a totalement été annihilé par ponçage et lustrage successifs, donnant à l’avion un fini extrêmement lisse quelles que soient les zones peintes. Onzième mois républicain Cette livrée a été développée en quelques mois à l’aide d’un logiciel 3D au cours de l’été 2019. Après un chantier de maintenance périodique chez Dassault Falcon Service (DFS) sur l’aéroport du Bourget, le Falcon 900EX a rejoint les ateliers de peinture tout proches de l’entreprise Satys. Les travaux de peinture s’étant déroulés pendant a période estivale, Didier Wolff a eu l’idée de baptiser sa livrée Thermidor, en référence au onzième mois du calendrier républicain français, qui s’étalait du 19 juillet au 17 août. L’été caniculaire 2019 aura d’ailleurs été une contrainte supplémentaire, obligeant les peintres à adapter quotidiennement leur planning. « La réaction chimique des peintures et des vernis aux températures élevées a imposé de travailler de nuit ou très tôt le matin lorsque l’air est le plus frais. » explique Didier Wolff qui reconnaît « avoir eu la chance d’être entouré d’équipes à son écoute ». Il est vrai que la nature prestigieuse de ce chantier complexe a stimulé et valorisé la compétence reconnue des intervenants, DFS pour la maintenance, Satys pour la peinture et Jet Eval, gestionnaire de l’appareil pour le compte du propriétaire. Selon l’artiste « Tous ont largement contribué à dépasser les standards actuels et mis en exergue un savoir-faire souvent abandonné aujourd’hui au profit d’un certain rendement ». Sur ce projet « même les parties cachées ou peu visibles ont été particulièrement soignées» insiste Didier Wolff. Au total, le projet Thermidor aura nécessité environ 2 600 heures de travail et plus de 300 litres de peinture et de vernis. Cette expérience unique, a également permis au designer, pour la première fois de sa carrière précise-t’il, d’être invité à voler à bord de l’avion «customisé » par ses soins, pour aller assister à la réception de l’appareil par Olivier Dassault. « Ce fut un moment intense et exceptionnel que d’observer la réaction du propriétaire découvrant pour la première fois la décoration extérieure de son avion ». Outre ce moment inoubliable, le concept Thermidor aura également permis au fondateur de Happy Design Studio d’être admis au sein de la communauté très fermée des Peintres de l’air. C’est la première fois dans son histoire que cette prestigieuse institution, dépendant de l’armée de l’Air, accueille un designer. n Ultimate Jet I 37

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Ultimate Jet #73 - Phenom 300E Flight Test