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6 months ago

Ultimate Jet #72

DESIGN I 34 O livier

DESIGN I 34 O livier Dassault, owner of the trijet, symbolizes and promotes this ingenious France. The man, in turn political, entrepreneur, pilot and appreciably artist is not in his first cooperation with Didier Wolff. Indeed, Marcel Dassault’s favorite grandson had already asked Happy Design Studio to produce the livery for his former Falcon 10 in 2011. Almost ten years after this first experience, Olivier Dassault wished that the Strasbourg designer draws the livery of his new business jet, a livery outside the norms, probably summarizing a more personal part of his multifaceted life. At the crossroads It is in this context that Didier Wolff drew the first sketches of this resolutely «Frenchy» design. Working with a man like Olivier Dassault undoubtedly remains an experience apart, and the values he vigorously defends must have found their place as naturally as possible on this giant canvas. For his first draft, Didier Wolff «insisted to put blue, white and red references on this plane» by explaining that this project was «literally at the crossroads of business aviation and military aviation, but also a bearer of Olivier’s values» before adding: «The finalized design reflects fully the ideal vision I had of this project». The paint scheme borrows the variations of gray used on the Rafales or the Mirages. Some typographical notes and clues evoke the name Dassault historically linked to the military universe, the tricolor bands obviously referring to the French Republic and the mandate of the elected official. «Like a work, the paint scheme imposes a sense of reading from the front of the plane, clearer, towards the rear, in other words from business aviation to military aviation, the two universes being thus linked by a deliberately smooth transition», underlines Didier Wolff. « To face » This decoration carries in itself a number of symbols, «I worked on it just as if I worked on the French Republic Falcon, as their characteristics are close». It is the culmination of long hours of reflection and the fruit of a compilation of half a dozen projects submitted to the owner. «Even if Olivier did not give me any particular instructions, he validated a very intuitively designed project in which he simply recognized himself. Although he hesitated between two other more neo-retro proposals, the Thermidor livery imposed itself naturally «notes the designer before adding:» Once again, be attentive to the clues sown by my clients remains the common thread in the creation of my works. It’s a fairly long process, driven by curiosity and informationseeking. Without this approach, customizing the livery is meaningless.» Didier Wolff took up the idea of rings surrounding the air intake of the engine nacelles. «This is an option that I love and that has been in my drawers for years because it gives a lot of personality to an aircraft. Like rings encircling the front of the engines, these rings are perfect for hosting a name, a mention.» insists Didier Wolff who inscribes «To face», the motto of the French Air Force Academy from which Olivier Dassault comes. Like the engine nacelles, each detail comes together logically like the elements of a giant puzzle: «The original livery was slightly more contrasted. So, I chose to lighten the colors so that the inscriptions are visible without imposing.» Only the three-color bands extracted from the color spectrum were produced with the exact colors of the French flag, including a reference of perfectly pure white, unique in the color charts available in aeronautics. «The other important aspect for me was the lateral perception of blue, white and red. When we see the plane in profile, the three-color stripes seem perfectly balanced in terms of their dimensions, as if each was the replica of the other.» emphasizes the designer.

O livier Dassault, propriétaire du triréacteur, symbolise et valorise cette France ingénieuse. L’homme, tour à tour politique, entrepreneur, pilote et sensiblement artiste n’en n’est pas à sa première coopération avec Didier Wolff. En effet, le petit-fils préféré de Marcel Dassault avait déjà demandé à Happy Design Studio de réaliser la livrée de son Falcon 10 en 2011. Presque dix ans après cette première expérience et l’acquisition d’un nouvel appareil, Olivier Dassault a souhaité que le designer strasbourgeois lui dessine une autre livrée, hors normes, résumant sans doute une part plus personnelle de sa vie aux multiples facettes. À la croisée des regards C’est dans ce contexte que Didier Wolff a tracé les premières esquisses de ce design résolument « Frenchy ». Travailler avec un homme tel qu’Olivier Dassault reste sans aucun doute une expérience à part et les valeurs qu’il défend avec vivacité ont dû trouver leur place le plus naturellement possible sur ce canevas géant. Pour sa première ébauche, Didier Wolff « tenait absolument à ce qu’il y ait du bleu du blanc et du rouge sur cet avion» en expliquant que ce projet était « littéralement à la croisée de l’aviation d’affaires et de l’aviation militaire, mais aussi porteur des valeurs d’Olivier » avant d’ajouter : « L’avion finalisé est en tout point conforme à la vision idéale que je me faisais de ce projet». Le plan de peinture emprunte les variations de gris utilisés sur le Rafale ou le Mirage. Quelques notes et indices typographiques évoquent le nom Dassault historiquement lié à l’univers militaire, les bandes tricolores faisant bien évidemment référence à la République française et au mandat de l’élu. « Tel un ouvrage, le plan de peinture impose un sens de lecture de l’avant de l’avion, plus clair, vers l’arrière, autrement dit de l’aviation d’affaires vers l’aviation militaire, les deux univers étant reliés par une transition délibérément douce.» souligne Didier Wolff. « Faire face » Cette décoration porte en elle nombre de symboles, « J’y ai travaillé tout comme si je travaillais sur le Falcon de la République française tant leurs caractéristiques sont proches ». Elle est l’aboutissement de longues heures de réflexion et le fruit d’une compilation d’une demidouzaine de projets soumis au propriétaire. « Même si Olivier ne m’a donné aucune consigne particulière, il a validé un projet conçu de façon très intuitive dans lequel il s’est tout simplement reconnu. Bien qu’il ait hésité entre deux autres propositions plus néo-rétro, la livrée Thermidor s’est imposée à l’unanimité » note le designer avant d’ajouter : « Encore une fois, être à l’écoute des indices semés par mes clients reste le fil conducteur de la création de mes œuvres. C’est un processus assez long, mu par la curiosité, l’entrain et la recherche d’informations. Sans cette démarche, la personnalisation de la livrée n’a aucun sens.» Didier Wolff a repris l’idée d’anneaux entourant l’entrée des nacelles moteurs. « C’est une option dont je raffole et qui est dans mes tiroirs depuis des années car elle donne beaucoup de personnalité à un avion. Comme des bagues encerclant l’avant des moteurs, ces anneaux sont parfait pour accueillir un nom, une mention», insiste Didier Wolff et d’y inscrire la devise « Faire face », celle de l’École de l’air dont est issu Olivier Dassault. À l’image des nacelles moteurs, chaque détail s’assemble de façon logique comme les éléments d’un puzzle géant : « La livrée originale était légèrement plus contrastée. Alors, j’ai choisi d’alléger les teintes pour que les inscriptions soient visibles sans s’imposer ». Seules les bandes tricolores extraites du spectre colorimétrique ont été réalisées avec les teintes exactes du drapeau français, dont une référence de blanc parfaitement pur, unique dans le référentiel des teintes blanches disponibles en aéronautique. « L’autre aspect important pour moi a été la perception latérale du bleu, du blanc et du rouge. Lorsque l’on découvre l’avion de profil, les bandes tricolores semblent parfaitement équilibrées du point de vue de leurs dimensions, comme si chacune était la réplique de l’autre.» souligne le designer. Ultimate Jet I 35

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