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11 months ago

Ultimate Jet #72

FLIGHTEST I 28 F

FLIGHTEST I 28 F alconEye, the subject at hand lends itself to technical explanations but I’ll first wax poetic as much as possible and start by saying it’s an amazing system. I was given a thorough briefing by the Dassault team and their pilot-tech guru Arnaud Paulmier. Flying with FalconEye made me feel as if I stepped into a time-machine and hit fast-forward. Intuitive I tested the system on a Falcon 8X with Franco Nese and Nicolas Linehan on a blustery winter day with winds gusting up to 30 knots. While most crews would have wisely opted to remain on firm ground, most pilots are not mounted on steady steeds like a Falcon 8X nor perhaps do they have the skill-set of Dassault’s finest. The weather was challenging enough that most flight departments would have cancelled the demo but Franco and Nicolas soldiered on with on a big smile instead and nary a complaint. We launched at sunset to best sample the full capabilities of FalconEye and we were not disappointed. Even though I have flown with most Heads Up Displays (HUD) systems available in the marketplace, I don’t consider myself particularly conversant with HUD’s in general but FalconEye is so intuitive I quickly forgot I was looking through a glass pane. The information available is so complete it defies the imagination. Night and darkness surrender their mysteries to FalconEye while clouds reveal their location when the Enhanced Vision System (EVS) is called to action. WII or « Works In Ice » FalconEye is a combination system and it begins with the HUD coupled with the Enhanced Vision System (EVS). It is comprised of three major sub systems. An overhead Combiner Unit (OCU) based on LCD technology along with an Overhead Projector Unit (OPU) work together to create an electro-optical system that displays flight-critical information in symbolic form and creates an image for the pilot to see. Display symbology and the image are generated by the Computer Unit (CU). The EVS system is composed of 6 sensor cameras. There is a night sensor to detect lights in dark situations and four day-time sensors aided by a thermal sensor for terrain imaging. The EVS high resolution video feed is created by the fusion of all 6 sensors and is generated by the camera itself. This system works in ice conditions as well. Strangely, there was no acronym for this unit so I made one up-I named it WII and decreed it stands for «Works In Ice». All joking aside, the EVS works remarkably well in snowy conditions. One thing that makes this system so useful is its wide field of vision. With 40 degrees of horizontal and 30 degrees of vertical field of vision I felt none of the narrow tunnel vision I expected. The same coverage is available for the SVS system. This system is multilayered with terrain, airports depicted by their ICAO nomenclature and runways shown at the destination. Obstacles greater than 200 feet above ground level such as buildings and antennas are displayed if they are 10 nautical miles from the aircraft.

S i FalconEye, le sujet abordé, se prête à des explications techniques, il est en revanche possible d’aborder ce sujet sous un angle plus poétique. Sans doute le système le plus étonnant qu’il m’ait été donné de tester avec l’équipe de Dassault Aviation et leur gourou de la technologie, le pilote Arnaud Paulmier. Ces derniers m’ont gratifié il est vrai d’un briefing complet. Et en volant avec FalconEye, j’ai eu l’étrange sensation d’être installé dans une machine à voyager dans le temps et de faire un grand bond en avant. Intuitif L’essai du système a été réalisé sur un Falcon 8X en compagnie de Franco Nese et Nick Linehan par une journée d’hiver avec des vents soufflant jusqu’à 30 nœuds. Une belle bataille en perspective. Et si la plupart des équipages auraient judicieusement choisi de rester sur la terre ferme avec une météo aussi exécrable et que la plupart des responsables d’opérations auraient annulé de facto le vol de démonstration, les équipes de Dassault, Franco et Nicolas, ont eux, été loin de s’en plaindre, rejoignant l’avion, le sourire aux lèvres. Ce vol prévu en fin d’après-midi, nous permet de décoller au coucher du soleil pour mieux évaluer toutes les capacités du FalconEye. Et nous ne serons pas déçus. J’ai beau avoir volé avec la plupart des systèmes d’affichage tête haute (HUD) disponibles sur le marché, je ne me considère pas particulièrement familier avec ces dispositifs en général, mais FalconEye est si intuitif qu’il m’a permis très rapidement d’oublier que je regardais à travers un panneau vitré. Les informations affichées sont si complètes qu’elles défient l’imagination. La nuit et l’obscurité livrent leurs mystères à FalconEye tandis que les nuages ​révèlent leur présence dès que le système de vision améliorée (Enhanced Vision System ou EVS) est actionné. WII ou « Works In Ice » FalconEye est un système de vision combiné qui comprend le HUD couplé à l’EVS. Il est composé de trois sous-systèmes principaux. Un dispositif tête haute (Overhead Combiner Unit ou OCU), utilisant la technologie LCD, combiné à un projecteur (OPU) travaillent ensemble pour créer un système électro-optique qui affiche les informations nécessaires au vol sous une forme symbolique interprétable par le pilote. L’EVS affiche la symbologie et l’image générées par l’ordinateur (CU). Le système EVS comprend 6 caméras à capteur. Un capteur de nuit détecte les lumières dans l’obscurité et quatre capteurs de jour, aidés par un capteur thermique, fournissent l’imagerie du terrain. Le flux vidéo haute résolution du SVE est créé par la fusion des 6 capteurs et est généré par la caméra elle-même. Ce système fonctionne également en conditions givrantes. Étrangement, il n’y avait pas d’acronyme pour cette unité, j’en ai donc créé un que j’ai nommé WII pour « Works In Ice ». Blague à part, le SVE fonctionne remarquablement bien dans des conditions neigeuses. Avec un champ de vision horizontal de 40 degrés et un champ de vision vertical de 30 degrés, soit l’un des plus larges angles sur un système HUD, ce dernier est particulièrement performant. Et je n’ai pas ressenti l’effet de vision tunnel auquel je m’attendais. La même couverture est disponible pour le système de vision synthétique (SVS). Ce système multicouche affiche le relief, les aéroports répertoriés selon leur nomenclature OACI et les pistes à destination. Les obstacles s’élevant à plus de 200 pieds au-dessus du sol, tels que les bâtiments et les antennes, s’affichent dès qu’ils sont à 10 nautiques de l’avion. L’EVS produit une image réelle pour améliorer la visibilité du pilote dans des conditions difficiles, mais les capacités de FalconEye vont bien au-delà. Ce qui rend FalconEye si différent des autres produits du marché, c’est sa capacité à superposer toutes les informations qu’il génère. Une fonction remarquable est l’affichage automatique d’une trajectoire dégagée lorsque l’avion est aligné et à proximité de la piste d’atterrissage : l’image est déstructurée et les informations «synthétiques» sont éliminées pour éviter que toute information erronée induise le pilote en erreur. J’ai utilisé le mot pilote au singulier, mais une autre particularité qui améliore la sécurité du vol est que ce système, contrairement aux produits de la concurrence, est certifié pour être installé devant les deux pilotes. L’intérêt du Crew Resource Management ou CRM est que les équipages travaillent ensemble, mais cela n’est pas vraiment possible lorsque les informations critiques ne sont accessibles qu’à un seul pilote. Une autre caractéristique importante est que les personnes assises à droite seront plus que familiarisées avec le système au moment où elles passeront à la place de gauche. Dans le même esprit que le WII, j’ai décidé de créer un acronyme supplémentaire pour cela et l’ai appelé RLI pour « Right-seaters Love It » (les sièges de droite l’aiment). Une fois dans la zone dégagée, le système continue d’afficher les obstacles et la symbologie SVS. Ce qui est intéressant et sera encore plus pertinent à mesure que davantage d’aéroports se convertiront à l’éclairage LED, c’est que le système a précisément la capacité de «voir» les lumières LED. Les systèmes HUD conventionnels ne le peuvent pas. Ultimate Jet I 29